Association un
Solidarité - Autonomie

Categories

Accueil > Au Sénégal > Démarche au Sénégal > GESTION DE L’URGENCE A LA GESTION CRÉATIVE

29 décembre 2010
Association un

GESTION DE L’URGENCE A LA GESTION CRÉATIVE

La première des choses est de tirer le meilleur parti de notre espace vital :

ce qui implique de gérer son espace, ou plutôt ses espaces, en bon père de famille ne souhaitant pas s’appauvrir et laisser moins qu’il a eu.
C’est la définition du développement des capacités locales, soutenable par l’environnement.

Il nous faut donc gérer ainsi nos différents espaces "en bon père de famille".
Comment maintenant nous structurer et faire fonctionner ces structures pour qu’elles soient profitables à tous ?
Chacun remet en cause ses habitudes, ses façons de faire, comment les partager avec d’autres, les confronter pour que, un et un fasse plus de trois. Le plus, étant ce qui a été créé ensemble. La nature le fait déjà, avec deux êtres de même catégorie de plantes, d’animaux qui se joignent, pour bientôt être trois, voire plus.
En copiant la nature, nous amplifions nos capacités, sans détruire l’avenir de nos enfants.

En nous posant la question : « pourquoi je fais cela et pourquoi je le fais ainsi ? En le plaçant dans l’espace physique actuel, et dans l’espace temps, avec ses conséquences proches et futures, nous abordons nos problèmes différemment. Nous leur donnons d’autres valeurs et une nouvelle perspective génératrice d’espoir, pour nous et nos enfants.

Nous ne pouvons plus aborder le monde avec des idées d’une vie passée, d’une "modernité" dépassée, d’une "modernité" usée. Les logiques d’hier ne sont plus celles de demain. Cependant, nous devons savoir d’où nous venons pour connaître notre trajectoire future. L’expérience de nos ancêtres nous est indispensable, et nous devons la conjuguer au présent. Le présent conjugue notre futur.

Si nous abandonnons l’espace qui fut le nôtre, si nous renions notre passé pour aller vers un ailleurs sans aucun lien, comment pourrons nous-y vivre ? Pour vivre, une plante doit être cultivée, il en va de même pour l’humain .

C’est en construisant sur les fondations de notre passé, en imaginant et en créant notre futur et en respectant l’un et l’autre que nous réussirons. Ne cherchons pas à construire chez les autres, surtout sans connaître leurs fondations !
Copions objectivement et faisons nôtres, les idées, les savoirs que nous intégrons à notre vie, en tentant de maîtriser ce que l’on veut nous inculquer de force et qui ne se place pas dans notre démarche de vie, pour accéder au bien-vivre auquel nous aspirons.

La famille, le village, l’inter-village : zone, communauté rurale, arrondissement... sont nos espaces de vie. Nous devons y vivre avec ce qui les fait. Vouloir aller chercher ailleurs de quoi vivre, c’est vouloir aller chercher chez quelqu’un d’autre ce que l’on refuse de prendre chez soi. Pourquoi ce quelqu’un d’autre ne viendrait-il pas, sans y être invité, le prendre dans votre maison, votre village ?

Echangeons de façon équitable en respectant l’autre. Ne vivons pas aux dépens des autres proches ou lointains, et refusons que d’autres vivent à nos dépens.

Respectons-nous mutuellement, et vivons en bon voisinage dans un environnement que nous gérons au mieux en le respectant.